Accueil Date de création : 19/04/08 Dernière mise à jour : 13/12/11 14:59 / 176 articles publiés

BELFORT TRAIL - 23 octobre 2011  (Courses) posté le mardi 13 décembre 2011 14:54

Blog de belfort-marathon :BELFORT MARATHON, BELFORT TRAIL - 23 octobre 2011

L’objectif de mettre sur pied une compétition de niveau national voire international est atteint : Le couple BELFORT Trail et GIRO Trail a attiré près de 600 adeptes pour cette 1ere édition.

 

Minutieusement et amoureusement préparés pendant une année par la dynamique équipe de Territoire Sport Nature,  une nouvelle étoile est née et rayonne dans le ciel de l’Ultra ce dimanche 23 octobre !

 

2 parcours virevoltant sur 2 régions et 3 départements (Territoire de Belfort, Haute Saône et Bas Rhin) de toute beauté au sein d’un splendide, accueillant mais rude massif Vosgien qui ont en tous cas enchanté les 600 trailers qui ont osé ce baptême du feu.

 

Pour une première, ce fut une magnifique première. Même en rêve, les organisateurs du BelforTrail (50 km, 2.300 m de dénivelé positif) et du GiroTrail (21 km, 1.000 m de dénivelé positif) n'avaient sans doute pas osé imaginer pareilles conditions météorologiques  pour ce dimanche d’automne, du côté de la Planche-des-Belles-Filles, du Ballon d'Alsace, de la Fennematt et du Mont Jean : un été indien d’exception ! Un ciel bleu déserté par les nuages et des températures, sinon estivales, du moins quasi printanières.

 

Cela n'a pas empêché la présence, à certains endroits des parcours, de plaques verglacées. Un vrai danger lorsque la lucidité commence à avoir le hoquet après deux ou trois heures de course.

 

Un parcours relevé et  exigeant , un panorama prestigieux !

 

Un vrai trail, digne de se nom ! La classe BELFORTAINE ! !

Tout a commencé au milieu d'une allée de flambeaux et d’animations diverses et colorées sur les coups de 7h30, dimanche matin à la base nautique du Malsaucy. Tout s'est conclu en musique à Giromagny, dans l’après-midi, sous un soleil d'automne doux et lumineux qui a donné au baptême du Belfortrail et du Girotrail un bel air de fête.

Le temps est frais, une bonne pellicule de givre recouvre les structures … -2° ça frise ! ! Trail Man » libère la troupe  de nuit du coté du Lac de Malsaucy, à la lueur des frontales et d'une montgolfière placée là pour l’occasion.

Le début de parcours est roulant et le rythme est élevé dés le départ. D’entrée les frontales s’étiolent dans la nuit et la tête de course se dessine.

La première difficulté de « La Grande Côte » s’annonce au Km 5 ( Alt 608m) comme un échauffement de ce qui nous attend sur le parcours. ! Oublié le froid matinal, les fronts perlent et les trailers tombent les couches…

Les trailers locaux qui connaissent l’exigence et la beauté du parcours distillent leurs précieux conseils aux visiteurs Français, Suisse, Danois, Allemands , Hollandais qui ont fait le déplacement, fiers d’indiquer les points remarquables de ce massif Sud Vosgien réputé.

 

Je rejoins le point d’eau du Km 12 (dans le petit village d’Auxelles Haut perché à flanc de montagne) en 1h, je n’ai pas lézardé en chemin….Je me m’y arrête pas.

S’offre à nous la première sérieuse difficulté, la longue et rude  montée à la Planche des Belles Filles ( Alt 1148m, qui plus est sera étape du Tour de France 2012…) via le mur chaotique du Mont Ménard, bien connu des coureurs locaux !

Prudence est de mise dans cette ascension quasi verticale par endroits, abrupte et empierrée, et nombre d’entre nous marchent et souffrent légitimement….

Nous profitons du panorama  dégagé sur la trouée de Belfort, la suisse environnante et l’horizon est sans limite ! Seuls nos quadriceps bouillonnants et notre échine courbée nous rappellent l’intensité de l’effort et l’engagement nécessaire….Paysages sublimes, spectacle, évasion, effort, météo printanière …tous les ingrédients d’une course réussie ! 

Il me faut 2h00 pour rejoindre le 1er point de ravitaillement solide à la Planche des belles Filles, au KM 17 , Alt 1148m, également 1er point de relais pour les 18 équipes engagées  en relais.  Pointé en 30ième position, je m’y restaure à la hâte, et engage la longue descente technique, parfois dangereuse et chaotique qui nous déposera à l’étang des Belles Filles quelques 250m plus bas. Cette première portion s’avérera le juge de paix de la course, notamment sur le Giro Trail (21 Km) par la générosité des efforts consentis qui se paieront sur le final également croustillant …

Nous sommes tout d’abord bien secoués sur un magnifique monotrace virevoltant et descendant , puis engageons sur une large forestier jusqu’au sommet du Ballon d’Alsace ( cote 1247m), point culminant de la course, au Km 25.

Mon rythme s’est ralenti, la faim me tenaille….mes généreux efforts dans la Planche ont entamé mes réserves, et je visualise le festin qui me sera nécessaire au 2ième ravitaillement après l’ascension de la redoutable et redoutée de tous piste noire du Grand Langenberg…. ! !

La crête est dégagée et nous offre là encore une vision de rêve sur les régions Vosges, Alsace et Franche comté, avant la plongée vertigineuse vers le refuge du Boedelen côté Alsacien. L’entame du sentier sur la corniche est un trou verglacé sur la première partie, que nous abordons avec toute la prudence qui s’impose.

Le sentier plongeant, orné de marches naturelles, d’escaliers rapportés, de feuilles mortes multicolores  et de dévers est de toute beauté ….un exercice d’équilibre parfois, de vigilance en permanence ! !

Le Km 28 , peu après le refuge, marque le départ de l’ascension de la grosse difficulté du parcours, le passage de la piste de ski noire du Langenberg…Le morceau d’anthologie de cette balade, où nombre de coureurs courberont encore l’échine et grimaceront . Il me faudra 17 minutes pour venir à bout de ce kilomètre vertical et de ses 350m de dénivelé positif, 2 fois plus qu’habituellement à l’entraînement… ! ! C’est dire à quel point le 2ième ravitaillement de la Gentiane ( Km 32, cote 1000m) , également 2ième point relais, est salvateur et arrive comme une délivrance! !  Je m’arrête à cet oasis, m’y restaure et recharge copieusement  sans toutefois m’y attarder, afin de poursuivre sur ma lancée. Il  n’y a plus de peloton depuis bien longtemps, seuls des groupuscules de trailers par vagues. Les organismes sont souriants mais parfois aussi grimaçants, marqués par les efforts cumulés. « Wouahouuuu …. C’est du costaud cette rampe , quasi de l’escalade … » refrain souvent chanté par certains à bout de souffle ! !

Le grand Langenberg aura encore permis de creuser les écarts et de nous rendre bien humble face à la pente. Les forces laissées là manqueront à certains sur le final….

Après ce bref passage sur le plateau, nous plongeons à nouveau côté Alsacien pour rejoindre par la forêt le lieu dit « Lerchenmatt ». Les jambes sont lourdes et la descente encore très incertaine et fracassée ne permet aucun écart de trajectoire…Prudence , vigilance et frein à mains jusqu’à proximité de la cascade puis on peut se lâcher sur le chemin forestier qui nous conduit au pied de la sérieuse montée de la Fenmatt.

3,6 Km d’ascension en sous bois et en forêt de conifères pour atteindre la cote 922m au 37 ième Km…Usant et bien éprouvant  pour les organismes  qui sont entrés en résistance….

Le sentier se transforme maintenant en véritable mélodie où alternent crescendos et decrescendos. Je progresse allegro sur les portions les plus roulantes, en faisant fit de la fatigue  ….Il faut lutter jusqu’à la roche du Serpent ( Km 42 , cote 1000m) qui marque l’entrée de la dernière difficulté.

La descente finale est terrible pour les quadriceps déjà bien meurtris. Je m’y engage résolument livrant généreusement mes forces dans la bataille. Je passe la dernière bosse du Mont Jean à l’énergie des jarrets puis me laisse dévaler à grandes enjambées vers le village d’arrivée où nous attendaient repos, restauration, et chaleur Franc Comtoise….

J’en termine en 6h22 à la 30 ième place et 3ième VH2, alors que Léo Bechet le Vosgien emportait le BELFORT TRAIL ( 50 Km, D+ 2300m) en  5h00.

Benoît Chabod, lui,c'est adjugé les 21 km du GiroTrail en 1h49.

Voici 2 références pour le prochain rendez vous incontournable de 2012….

 

Une première qui, souvent, a ravi malgré l'exigence des parcours, la nécessité de marcher dans les pourcentages les plus élevés et l'effort souvent généreux exigé.

 

Mais la ligne d'arrivée franchie, la convivialité du moment a bien confirmé le plaisir de chacun d'avoir été de cette grande première, venue assurément combler un vide au pied de ces montagnes si séduisantes et restées si longtemps en attente de reconnaissance.

 

Jean-Pierre

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CCC 2011  (Courses) posté le lundi 12 septembre 2011 10:50

Blog de belfort-marathon :BELFORT MARATHON, CCC 2011

Jeudi matin 9h: La voiture est prête, nous partons donc en famille en direction de Chamonix pour la grande messe annuelle. Pour la deuxième fois, je vais prendre le départ de la CCC. Le but est de finir et d'apprendre à gérer le long afin de pouvoir un jour prétendre à l'UTMB.

Arrivé sur Cham, je vais retire le dossard. L'organisation est au top et l'attente n'est pas trop longue. Seul mauvaise surprise pour moi, je ne peux pas prendre le bus plus tard que 7h. Un calcul vite fait me fait réaliser que je vais devoir me lever à 5h15 pour prendre le départ de la course à 10h10. Pas top en prévision de 20h d'effort.

Je passé sur le bus, l'attente à Courmeyeur et me voilà sur la ligne de départ dans le second groupe. Je reste près des barrières pour papoter avec Caro. Le départ est ensuite donné. Comme d'habitude certains partent comme des flèches mais je prends mon temps. Très vite on attaque la première montée pour le Refuge Bertone. Je suis bien et monte à un bon rythme. Je passe le refuge à la 300ème place. Ensuite direction Bonati, le chemin est vraiment sympa avec l'hélicoptère qui nous observe, c'est ça aussi la CCC, une course hors norme. 12h11 me voilà au refuge en moins de 2h... je n'ai pas chaumé et pointe à la 352ème place. Et non je ne me suis pas fait doubler, mais étant dans le deuxième groupe on peut perdre ou prendre des places sans le savoir et je dois dire que ça me motive.

Le kilomètre pour moi après être reparti du ravitaillement marquera un tournant dans la course. En effet jusque là tout s'était bien déroulé mais malheureusement un caillou va se dérober sous mes pieds et ma cheville gauche se vrille. La douleur est intense mais je marche dessus. C'est ma cheville gauche, elle est hyperlaxe et normalement, si c'est comme d'habitude, elle ne devrait pas gonfler ou devenir bleu. Je mise tout la-dessus et décide d'aller jusqu'à Arnuva avant de prendre une décision. J'essaie de garder l'esprit clair et rejoint le ravito tranquillement et en traînant un peu la patte. Arnuva (2h43 d'effort et 403eme). Me voilà au ravito, je me pose 5 min et décide de repartir. De toute façon, devant sa monte alors il faudra marcher. Ma cheville n'est pas douloureuse. La montée du col Ferret est longue et je sens que j'ai laissé des forces avec cette entorse. Ma foulée a changé à cause de cette cheville et je sens les muscles se durcirent. Arrivé au sommet je sens que je suis dans le dur, je commence à avoir mal au ventre et la descente sera pour moi l'occasion de tester les crampes d'estomac. Une grande première !! J'en bave vraiment, je cours 2 min puis je me plie en 2. Je perds énormément de places dans ce combat contre mon système digestif. Cela ira mieux quelques minutes plus tard juste au moment où mes jambes vont commencer à cramper. Je ne le sais pas encore mais je pars pour environ 12h de crampes. Je rejoints la Fouly, entamé mais encore bien, mes crampes me forcent à ralentir voir à faire des pauses. Direction maintenant Champex pour une longue portion en descente qui me fera au début du bien mais qui va vite se transformer en calvaire car effet de mode ou pas les organisateurs ont décidés de faire comme à la Sainté.... Du bitume. Des kilomètres de bitumes avant de remonter sur Champex. Mes jambes me font mal et c'est difficilement que j'arrive à Champex avec un gros coup de moins bien dans les 500 derniers mètres. Je rentre sous le chapiteau à 18h après 7h47 d'effort. Je titube en recherchant Caro des yeux mais elle n'est pas là. J'ai 1h d'avance sur le programme à cause du changement de parcours, mais dans ma tête à ce moment à tout va très vite. Je m'inquiète pour elle et notre fille, un accident ?? Je sais ma réaction est surdimensionné mais à ce moment là tout se bouscule dans ma tête, je ne me sens pas très bien, j'ai la tête qui tourne et je me pose à coté de l'entrée. 30min après je vois Caro arriver. Ma première idée est d'abandonner, mais le fait de revoir ma femme et ma fille me redonne des ailes et je décide de repartir. Tout d'abord on attaque doucement la descente en longeant la route puis on descend tout droit jusqu'à Martigny. Cette partie est pour moi vraiment éprouvante avec en permanence des crampes qui me tiraillent, la nuit commence à tomber je rattrape un groupe de 3 personnes avec des dossards violets (PTL) et décide donc de marcher un peu avec eux. Un moment bien sympa qui me permet de repartir avec le sourire. Heureusement d'ailleurs car avec la nuit je vais attaquer la partie dans les vignes. Incroyablement long pour moi à ce moment. J'ai repris un peu de force et arrive donc à suivre un groupe de 5-6 personnes. Quelques temps plus tard on arrive au ravitaillement de Martigny.. un vrai cauchemar, nous sommes transi pour de grosses bourrasques à l'extérieur et à l'intérieur pour la première fois de mon existence je tombe sur un bénévole (responsable du ravito je pense) en train d'insulter les coureurs pour leur manque de préparation. Je ne vais pas décrire ses propos ici mais ils étaient vraiment navrants... Je ressorts de la tente la tête encore sauné par ce que je viens d'entendre et là la pluie se met à tomber. Pas le choix je sorts le Top R light. La montée du col de la Forclaz va être longue très longue avec de nombreux arrêts. Je me sens vraiment à bout. J'arrive enfin au sommet de cette montée et pars en direction de Trient sous des trombes d'eau. Difficile de tenir l'équilibre dans la boue et sur les racines. Je m'engouffre sous le chapiteau du ravito vidé, usé et démoralisé. J'appelle ma femme pour lui dire que ca va mais que je ne sais pas encore si je vais repartir. Je tombe de fatigue mais le froid se fait ressentir. Je sors la couverture de survie et part en direction des secours en tremblant de partout, je connais cette sensation... je suis en hypothermie. Les secours me prennent en charge, je me déshabille, me glisse sous les couverture. Il est à ce moment 00h30, j'ai donc la possibilité de dormir et de repartir avant la barrière horaire. Malheureusement les crampes m'empêchent de trouver le sommeil, et là j'ai a chance d'être pris en charge par 2 kiné super sympa qui vont s'occuper de mes jambes. Leur massage me fait un bien fou et me réchauffe et je prends la décision de repartir immédiatement. Se pose alors le problème de mes vêtements. Comment faire pour les remettre, ils sont trempés et je n'ai plus rien en rechange. Et là encore les secours vont me donner la solutio : mettre la couverture de survie comme un poncho. Résultat les habits (en tout cas le haut) ne touche pas le corps et je ressens pas le froid.
Je repars donc sous la pluie qui tombe de plus en plus fort. La modification de parcours nous fait rester sur la route (problème de sécurité de mon point de vu), je cours avec aisance et je sens que je vais pouvoir finir fort...très fort. Je vais donc courir jusqu'à Chamonix et récupérer plus de 200 places au général. Quel plaisir de pouvoir recourir, de doubler... je ne vais même pas ralentir à Vallorcine, l'objectif maintenant est de limiter les dégâts de mes problèmes de crampe et de définir comme une bombe. Le seul moment où je vais ralentir sera le chemin qui monte au dessus de Cham car je ne l'avais pas en tête celui-là J.(pour moi on revenait en sens inverse du Marathon du Mont Blanc. J'arrive donc sur Chamonix juste après le levé du soleil après 20h24min02s à la 953ème place. Caro et Célia sont là pour m'accueillir, je réalise mon rêve en passant la ligne avec ma petite fille.
Coté bilan :
- Ma préparation était pas trop mauvaise mais je manquais de course en altitude afin d'habituer mon corps très sensible à ce genre d'exercice.
- Contrairement à 2008 mon équipement était au top. MERCI RaidLight
- Je pense être prêt à passer un peu au dessus tout en ayant conscience que ce genre d'effort n'est pas à réaliser régulièrement.
- Cette course reste unique par son ambiance et son show, je n'ai jamais réalisé une course avec autant d'émotion et de ferveur ce qui me donne envi de revenir l'année prochaine

Donc pour 2012, direction la TDS afin de réaliser une montée en charge progressive. En attendant j'ai pris 15 jours de repos et je vais attaquer une préparation de 6 semaines pour une nouvelle épreuve sur mes terres : le Belfortrail, au programme donc reprendre de la vitesse.

 

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TOE de l'interieur  (Courses) posté le samedi 20 août 2011 09:25

Vous voulez vivre le TOE de l'intérieur???

Vivez là avec David !!

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Isabelle et la VIA ROMANA 2011 -  (Courses) posté le vendredi 19 août 2011 17:24

Blog de belfort-marathon :BELFORT MARATHON, Isabelle et la VIA ROMANA 2011 -

C'est quasi un pélerinage pour Isabelle .....Cette année encore la donzelle gazelle s'est offert une belle sortie sur un 40 Km sur l'île de Beauté , inscrit au challenge BROOKS ! Un podium de plus .....Et cette fois la plus haute marche des V1F ! ! Vivement le récit qu'on vive ces instants magiques ....Bon maintenant faudrait bien tenter le 65 Km Isa .......

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EST REPUBLICAIN - Aout 2011  (Dans la presse) posté le vendredi 19 août 2011 17:18

Blog de belfort-marathon :BELFORT MARATHON, EST REPUBLICAIN - Aout 2011
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